Les météorologues sont occupés : une douzaine de tempêtes dans les tropiques

Pendant que le Pacifique se montre actif cet été, l'Atlantique tarde à s'éveiller. Un contraste frappant entre les deux bassins, alors que la saison des tempêtes tropicales approche de sa période la plus intense.


Un contraste frappant

L'activité tropicale offre actuellement un contraste marqué entre les deux grands bassins. D'un côté, le Pacifique a longtemps multiplié les systèmes cet été, favorisé par des eaux très chaudes et un contexte plus propice au développement. De l'autre, l'Atlantique demeure anormalement calme, avec un début de saison nettement en retard sur la normale. Comme l’avaient prévu les experts, cette différence s'explique en bonne partie par El Niño, qui tend à freiner l'activité dans l'Atlantique en renforçant les vents en altitude et en nuisant à l'organisation des tempêtes. Dans le Pacifique en revanche, la chaleur de l'océan a offert un terrain beaucoup plus accueillant à la formation de cyclones tropicaux.

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Un Pacifique plus animé

Au fil de l'été, le Pacifique a été le bassin le plus productif, avec plusieurs systèmes nommés et une activité soutenue sur de vastes secteurs tropicaux. C'est dans ce bassin qu'on a retrouvé la majorité des tempêtes les plus intenses cette saison, signe que l'environnement y a souvent été plus favorable. Pas moins de trois systèmes sont d’ailleurs actifs dans le Pacifique. Lala qui tient le coup après plus de deux semaines d’activité, la dépression tropicale Moke, tout près d’Hawaï, et la tempête Iselle, au large du Mexique. Et la NOAA surveille le développement, et la formation possible de plusieurs systèmes dans le bassin, au sud du Mexique.

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L'Atlantique reste discret

Dans l'Atlantique, le contraste est frappant. Le bassin connaît jusqu'ici l'un de ses débuts de saison les plus tranquilles depuis longtemps. La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) maintient d'ailleurs une prévision de saison sous la normale pour l'Atlantique, en grande partie à cause d'El Niño. Cette tranquillité ne veut toutefois pas dire que le bassin restera inoffensif. Même lors des saisons les plus lentes, une seule tempête bien placée peut suffire à laisser sa marque sur les côtes.

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Des zones à surveiller

La fenêtre la plus active s'ouvre dans l’Atlantique, et cette période devient naturellement plus propice à l'émergence d'ondes tropicales, notamment en provenance de l'Afrique. C'est souvent à cette période de l'année que le bassin commence à montrer davantage de signes de vie. D’ailleurs deux zones sont sous surveillance et pourraient voir une tempête se former au cours des 7 prochains jours.

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Pourquoi cette situation retient l'attention

Le calme relatif dans l'Atlantique est en soi une information météo importante, parce qu'il va à contre-courant de ce qu'on observe souvent à l'approche de septembre. À l'inverse, l'activité soutenue du Pacifique rappelle à quel point les tropiques peuvent être asymétriques d'un bassin à l'autre. Pour les régions côtières, la leçon reste la même: pas de panique, mais pas de relâchement non plus. Une saison tranquille peut changer de ton rapidement, surtout quand on entre dans la période la plus active du calendrier tropical.

Avec la collaboration de Lucile Le Liboux, météorologue.

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