Un phénomène historique survient au Québec, non sans conséquences
Le Québec a battu des records de haute pression atmosphérique mercredi avec la présence d’un puissant anticyclone. S’il nous offre un beau ciel bleu depuis des jours, il a aussi des conséquences moins agréables.
En bref :
De nombreux records de haute pression pour un mois de septembre sont tombés;
Les nuits dégagées accélèrent la perte de chaleur : les avis de gel se multiplient;
Une longue séquence sans pluie fait grimper le risque d’incendie.
Le baromètre atteint des sommets
Mercredi, la présence d’un vigoureux système de haute pression a fait grimper le baromètre à des niveaux jamais observés en septembre dans la province. La pression atmosphérique a culminé à 1040,3 hectopascals (hPa) à Val-d’Or mercredi alors que la normale pour la province en septembre est de 1013 hPa au niveau de la mer.

« Le cœur du système anticyclonique, un bouclier qui éloigne les nuages, était encore bien présent sur le Québec mercredi, indique le météorologue Bertin Ossonon, mais il va commencer à perdre un peu en intensité. »
1040 hPa, ça peut sembler bien théorique, mais concrètement, la vigueur d’un système anticyclonique se reflète dans sa capacité à repousser les dépressions et donc à maintenir un ciel dégagé.
Le revers de la médaille : froid et avis de gel
Ce ciel sans nuages favorise un refroidissement accéléré durant la nuit. En effet, le couvert nuageux agit un peu comme un couvercle qui emprisonne la chaleur emmagasinée durant le jour. Au contraire, un ciel dégagé permet au rayonnement thermique du sol de s’échapper librement vers l’espace.

D’ici jeudi matin, le mercure pourrait plonger sous le point de congélation dans plusieurs secteurs, dont certains sont sous le coup d’un avis de gel. Ces avis sont émis par Environnement et Changement climatique Canada lorsqu’on prévoit des températures sous le point de congélation ou du gel généralisé pendant la saison de croissance, notamment pour informer les cultivateurs et les jardiniers.
Les premiers gels se sont produits plus tôt qu’à l’habitude cette année à certains endroits comme Sept-Îles, et un peu plus tard pour d’autres comme Saguenay et Chibougamau. « En général, on est dans les temps », observe Bertin Ossonon.

Le risque d'incendie grimpe
Qui dit ciel dégagé dit aussi absence de précipitations. Cette séquence sèche prolongée assèche la végétation également et fait grimper le risque d’incendie. Celui-ci était évalué à « élevé » pour certains secteurs du sud-ouest de la province et d’autres s’y ajouteront dans les prochains jours, selon les prévisions de la SOPFEU.
